Voyage au centre de la terre

Crossrail : le projet pharaonique de Londres    

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Le plus grand projet ferroviaire d’Europe est sur les rails. Mise en service prévue en 2018. Long de 120 km au total, Crossrail reliera l’aéroport d’Heathrow (Ouest) aux Docklands (Est). En 3 ans, 42 km de tunnels viennent d’être réalisés. La principale difficulté a été de faire slalomer le nouveau tracé entre les voies de métro actuelles, les égouts, les réseaux et les fondations des bâtiments, jusqu’à 40 m sous terre. Parallèlement, 10 nouvelles stations de métro sont en cours de construction. Coût de l’investissement : 20 milliards d’euros. D’énormes machines dotées d’un bouclier de 7,08 m de diamètre ont foré jour et nuit pour creuser jusqu’à 72 m par jour. Les trains, au nombre de 24 par heure, transporteront 1 500 personnes par rame soit deux fois plus que la capacité actuelle (200 millions de voyageurs par an).

Crossrail affiche sa couleur : green !

  • Les matériaux excavés sont réutilisés pour créer une réserve naturelle sur le littoral d’Essex. L’argile, la craie, le sable et le gravier sont transférés par bateau vers l’Île de Wallasea, que la RSPB (Société Royale pour la Protection des Oiseaux) réceptionne afin d’aménager la plus grande réserve naturelle artificielle d’Europe (1 500 hectares).
  • Une fois le chemin de fer opérationnel, on parle d’une économie annuelle de l’ordre de 200.000 tonnes de CO2, en grande partie en raison de la suppression de nombreux trajets en voiture et le remplacement des trains diesel sur le réseau existant.
  • Le matériel roulant sera quant à lui doté d’un freinage par récupération pour renvoyer de l’énergie au réseau électrique et de systèmes novateurs pour guider le conducteur à utiliser des techniques économes en énergie.

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